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Savoir-Faire

Les secrets de fabrication



La fabrication d'une botte tient presque d'une recette tenue jalousement secrète par Le Chameau. A chaque collection sa personnalité et à chaque modèle sa particularité, ingrédients ou dosages.
L'homme est là pour tout contrôler, couper, classer, monter... au fil de postes ou de tables de travail exigeant dextérité et savoir-faire.


Tout pourtant commence de la même manière.
Le caoutchouc naturel est broyé, avec pigments, agents protecteurs, huile, souffre pendant 50 minutes dans un grand pétrin, avant d'être calandré et d'en sortir en longue bande de couleur à la fois souple et homogène.

Il est ensuite taillé aux ciseaux, en feuilles, à l'emporte pièce et rangé dans de grands cahiers de toile de coton clair.


Ou bien alors en ébauches épaisses qui serviront à mouler les semelles.


Avant de passer entre les mains expertes des maîtres bottiers chaque tige, chaque renfort, chaque empeigne ou zip est latexé, pour qu'au moment de la vulcanisation les différentes parties de la botte soient soudées. Et ceci, sans qu'il y ait besoin d'une seule couture ou d'un seul rivet qui viendraient compromettre confort et étanchéité.


Pendant ce temps à l'atelier de coupe, derrière de robustes machines à coudre ou à couper, des couturières confectionnent les doublures (cuir, jersey, néoprène ou toile), elles aussi latexées sur un métier ou à la main, pour adhérer au caoutchouc.

C'est lorsque toutes ces pièces sont prêtes que le maître bottier se met à l'ouvrage. Avec une parfaire maîtrise de son art, il assemble les différentes parties de la botte : des renforts avant à la tige principale en passant par les soufflets, les sangles ou les brides et pour finir la semelle. Les sur-épaisseurs sont traquées, martelées, coupées pour une finition parfaite. Les gestes sont sûrs et précis, vibrants témoignages d'une formation acquise au fil d'un long apprentissage et d'une expérience éprouvée au fil des années.


Quand le montage des bottes est terminé, les paires sont mises sur chariot et cuites à l'autoclave. A 140° et pendant 40 minutes pour tous les modèles doublés de jersey et néoprène. A 110° et pendant 60 minutes lorsque la botte est doublée de cuir.


Une fois vulcanisées, les paires sont déformées (retirées de la forme sur laquelle elles ont été confectionnées) et partent à l'atelier de finition : ébarbage, pose de finitions, contrôle qualité et enfin mise en boîte terminent ce long et beau processus artisanal.